24 octobre 2008
« Deux fois soie »
Encore un anniversaire… encore une écharpe… oui, je sais, je donne l’impression de manquer d’inspiration en ce moment… Mais cela faisait un bon moment que je cherchais à travailler avec du ruban de soie.
Le ruban
Le ruban de soie pour broder, c’est très joli et très fin, et très cher. Au départ, lorsque j’ai commencé à étudier cette idée de ruban de soie fait maison, je pensais le tisser. J’ai trouvé mieux à en faire : l’ajouter à un fil dodu et aérien pour lui donner du peps et de la solidité tout en conservant une grande douceur (je n’aime pas les écharpes qui grattent, et vous ?).
Pour faire ce ruban, j’ai commencé par peindre une sorte de foulard en soie de 90 × 90 cm. Inutile de me casser la tête pour les motifs, vu ce que j’allais en faire, j’ai donc surtout travaillé sur les tons, en peignant des bandes disposées en étoile pour obtenir un ruban changeant. Et comme j’aime le bleu, j’ai commencé par une harmonie de bleus et de turquoise, avec une touche de vert et de mauve ici et là, sans oublier les inévitables effets de sel chers à mon enfance.
Une fois le « foulard » sec, je l’ai fixé au fer à repasser, puisque j’avais une nouvelle fois employé de la Pébéo Setasilk. J’adore la façon dont la soie se comporte lorsqu’on la repasse : elle se charge d’électricité statique et devient purement diabolique !!!
Après, venait le plus long et fastidieux de l’histoire : découper ce grand carré en un seul mince ruban d’environ 3 ou 4 mm de large… en tournant tout autour, bien sûr (arrivé au coin, on « tourne » pour continuer à couper le long du bord perpendiculaire). Ce n’est toutefois pas une tâche ingrate et ça occupe très bien les mains quand on regarde la télé, par exemple, mais je dois avouer que j’ai dû m’y prendre à plusieurs fois pour « reposer » mes doigts. Il faut dire que parmi les 5 ou 6 paires de ciseaux qu’il y a dans cette maison, aucune ne coupe vraiment très bien. Si je ne peux mettre la main sur un rémouleur, il va falloir que je m’en offre une de plus, réservée aux travaux de couture !
En tout cas, sachez qu’avec 90 × 90 cm de soie, j’ai obtenu 155 mètres de ruban. Et le mieux, c’est qu’on peut faire du ruban à partir d’un morceau de soie ayant à peu près n’importe quelle forme… Je pense aux chutes en bandes qu’on obtient quand on a coupé de quoi faire un foulard ou un coussin dans un métrage.
J’ai utilisé cette fois un mélange laine et soie en droite provenance du Mouchon, et j’ai bien l’impression que c’est jusqu’à présent une des fibres les plus enthousiasmantes qu’il m’ait été donné de travailler. Quelle douceur incroyable ! Et quel gonflant !
J’avais décidé de rester simple pour ne pas étouffer mon ruban, supposé être la star de l’écheveau. J’ai donc teint 150 g de laine et soie au micro-ondes, avec de la peinture pour soie One, pour obtenir un bleu-vert très clair sur lequel mon ruban allait trancher un peu. À ce stade du travail, je savais qui serait l’heureuse élue : il s’agissait donc de mettre en valeur le teint bronzé et les yeux très bleus d’Isabelle.
J’ai vite compris que la meilleure façon de travailler était de commencer par détirer ma laine en ondins un peu irréguliers, de la grosseur que je souhaitais, car j’allais ensuite guider le ruban qui s’enroulerait autour et je ne suis pas encore assez expérimentée pour pouvoir étirer ma fibre et guider le ruban. Il me faudrait peut-être une troisième main… ou tout simplement plus d’expérience, car les superbes résultats de Lexi Boeger dans Intertwined [en Bibliothèque] montrent qu’avec deux mains, on peut faire bien plus !
Ce fut le plus rapide et le plus agréable, vu la douceur aérienne de ce que j’avais dans les mains. J’aurais bien utilisé des aiguilles encore plus grosses que les no 10, mais elles sont en bois et le fil refusait catégoriquement de glisser dessus ! Il va falloir que je les ponce et que je les vernisse… Sur mes no 10 en bambou, en revanche, c’était un vrai bonheur. Je suis donc restée sur le même type d’écharpe qu’avec ma laine perlée [présentée il y a quelques jours], sauf que, pour ajourer davantage (le fil était plus dodu), je n’ai fait que 6 rangs de point mousse entre les « rivières », pour lesquelles j’ai enroulé le fil trois fois autour de l’aiguille, au lieu de deux.
Eh bien, il a beaucoup plu à Isabelle, qui a voulu porter cette écharpe immédiatement et ne l’a plus lâchée ! Pourtant nous étions en plein été indien toulousain… mais je suis ravie, car elle lui va très bien.
23 octobre 2008
Body batik
Alors, dans la série « J’expérimente une nouvelle technique »… le batik : ça faisait longtemps que ça me trottait dans la tête. J’ai fini par me décider.
Au départ
Comme souvent, j’ai cherché inspiration et infos sur le Net, et je les ai surtout trouvées sur L’Œil électrique. Après avoir à peu près compris en quoi consistait la technique, je n’ai plus eu qu’à trouver la cire. J’ai déniché de la paraffine à confiture sans trop de difficultés en droguerie, mais de cire d’abeille, point ! J’ai donc commencé avec la paraffine, mais n’étant pas satisfaite du résultat, j’ai tout gratté et j’ai attendu d’avoir la cire d’abeille commandée sur Internet… Non sans regretter qu’on ne trouve plus aujourd’hui en magasin des fournitures plutôt basiques. Entre-temps, j’avais déniché une mini-cocotte en fonte dans une brocante : l’idéal pour faire fondre doucement la cire… et puis la laisser dedans une fois refroidie et solidifiée, protégée par le couvercle et prête à resservir à la première occasion.
Je suis partie de deux petits bodies en coton sur lesquels j’ai dessiné au crayon, à main levée, un motif assez simple tiré de L’Art africain [voir dans la Bibliothèque], un cahier de motifs que j’utilise trop peu à mon goût. Une fois la cire fondue, j’ai commencé à repasser sur le trait avec mon pinceau trempé dans la cire. En vérité, je comptais sur le fait que la cocotte était en fonte pour garder ma cire chaude : lourde erreur. Pour bien imbiber le tissu et non se poser simplement dessus (ce qui n’empêche pas la teinture de l’imprégner en passant par-derrière), il faut que la cire soit vraiment chaude. Finalement, je l’ai laissée sur la plaque vitrocéramique en position 1 et je me suis installée à côté pour « peindre ».
Une astuce : normalement, il faut tendre la toile sur un cadre avant de peindre. Dans le cadre de vêtements d’enfant, je glisse juste à l’intérieur une boîte ouverte, genre petite boîte à chaussures ou barquette alimentaire… Très pratique !
Une fois la cire bien sèche, j’ai procédé à la teinture. Je voulais rester dans la simplicité pour cette première tentative, donc je ne me suis pas lancée à faire plusieurs couches de couleur : du noir suffisait. Là (et par la suite lors d’autres essais) j’ai compris qu’il vaut mieux utiliser une teinture qui n’a pas besoin de bouillir. En effet, si on trempe le tissu dans une eau trop chaude, la cire fond… et l’effet est raté, vous vous en doutez ! Bref, en l’occurrence j’ai utilisé un paquet de Dylon grand teint à usage manuel.
Une fois rincés, les bodies me faisaient de l’œil dans l’évier : ils me plaisaient déjà beaucoup beaucoup !
Le nettoyage
Lorsqu’ils ont été secs, il a fallu ôter la cire. Encore d’après le Net, le mieux était de les repasser en intercalant des couches de vieux journaux pour absorber la cire fondue par la chaleur du fer. Et en effet, ça marche, même s’il y faut quand même un peu de patience. Après ça, ils ont fait un petit tour en machine, et voilà le résultat !
14 octobre 2008
Poussin « de luxe » !
Pour l’anniversaire de mon amie irlandaise Teresa, qui aime beaucoup le jaune, j’ai voulu tricoter une écharpe un peu hors du commun. Qu’en pensez-vous ?
C’est de la laine Falkland de chez Alysse (pour changer…) teinte en jaune au micro-ondes, avec du colorant alimentaire Vahiné acheté en grande surface. Je découvre la teinture au micro-ondes avec du colorant alimentaire ! Et je trouve ça très amusant (la fiche technique est chez Tricotin, là). Vous n’allez pas tarder à en voir d’autres !!!
Ici, pour obtenir un jaune bien cru, j’ai rajouté quelques gouttes de vert (ces colorants sont vendus par trois : jaune, vert, rouge).
J’ai filé un « thick’n’thin », c’est-à-dire une laine très irrégulière, avec des portions assez fines, d’autres plus épaisses, et quelques grosses « flammes » comme on en voit sur cette fiche du site Tricotin.
C’était la partie la plus délicate du travail, car j’avais décidé de retordre mon célibataire jaune avec du fil à coudre sur lequel j’aurais enfilé des perles. Le mélange de perles de rocailles de couleurs et de tailles différentes a été facile à faire, dans les tons verts et bleus pour trancher sur la laine jaune. Mais alors, patience pour l’enfilage (j’ai mis toute la famille à enfiler des perles !!!) et surtout le filage, car il faut faire « glisser » les perles le long du fil à coudre pour pouvoir les « distribuer » de manière irrégulière (parfois une, parfois tout un groupe) le long du célibataire. Une grande quantité de perles enfilés ne facilite pas les choses pour les faire « glisser » vers le bas (je les avais enfilées directement sur la bobine). D’après cette première expérience, le mieux était d’enfiler une bonne cuiller à café de perles et de les retordre, puis de couper le fil de la bobine, enfiler une autre cuillerées de perles, rattacher le fil au retors avec un petit nœud discret et reprendre le retors, etc. J’aime beaucoup le résultat, tant pour la couleur que pour l’effet des perles. J’espère juste que cela ne sera pas trop fragile !!!
Ce fut le plus facile… Pour que l’on voie bien les perles et pour garder une certaine légèreté à l’écharpe, j’avais décidé de tricoter avec de grosses aiguilles (en l’occurrence des no 10) pour un effet dentelle.
Et j’ai procédé en mailles rivière, pour donner un peu d’irrégularité et d’originalité, en aérant encore plus. Je n’avais jamais fait ça mais ce n’est pas difficile du tout. Naturellement, avec des aiguilles no 10, l’ouvrage est monté rapidement et l’écharpe a vite été finie !!! Et hop, à la Poste !
12 octobre 2008
Blouse en jean customisée
Je ne sais pas si vous serez d’accord avec moi, mais je trouve la mode enfantine particulièrement terne cet hiver. Pourtant, elle a été conçue avant la « crise » ! Mais il est clair que la couleur et l’originalité ne sont pas au rendez-vous cette année. Bref, je vais voir grossir ma catégorie « Customisation »…
C’est une petite blouse en jean toute simple achetée chez Vert Baudet, dont j’aimais bien la forme mais que je trouvais un peu tristounette.
Custo !
Pour commencer, j’ai décidé de remplacer les boutons bleu foncé. Ma pupuce et moi avons fouillé dans ma boîte à boutons à la recherche de boutons roses ou violets. Dans la boîte à boutons familiale, qui récupère généralement les boutons supplémentaires vendus avec certains vêtements en cas de perte et des boutons perdus, il y a généralement beaucoup d’orphelins ; on est donc rapidement tombées d’accord pour utiliser des boutons différents. L’effet est amusant à l’œil et cela ne m’a pas pris beaucoup de temps de découdre les anciens boutons (direction la boîte à trésors) pour coudre les nouveaux.
Après cela, un peu de déco : sur l’une des poches, une petite fée thermocollante trouvée dans une mercerie des environs du marché Saint-Pierre qui propose un choix de motifs thermocollants tout bonnement époustouflant ; et sur l’autre, un petit nœud de ruban sorti d’un de mes tiroirs.
Pour finir, j’ai réalisé de « fausses surpiqûres » avec ma méthode infaillible et rapide : avec trois brins de fil à broder enfilés sur une aiguille, j’entoure le fil supérieur de la couture que je veux décorer de mon fil à broder en passant sous chaque point, toujours dans le même sens. Cela donne une « fausse » couture apparente très régulière, et je n’ai pas la fatigue de devoir piquer le tissu (dans le cas du jean, c’est aïe mes doigts, car je ne suis toujours pas capable d’utiliser un dé).
Et voilà ! Une petite après-midi de travail et la petite blouse devenue unique plaît beaucoup à ma petite fée, qui la met constamment.
06 octobre 2008
Turbulette brodée
Il pousse, il pousse, il ne rentre plus dans son nid d’ange, il a froid aux pieds la nuit, il a le nez qui coule… la turbulette s’impose.
L’inspiration
Je n’ai pas eu loin à chercher : dans le merveilleux Intemporels pour bébés (qui vient d’avoir un grand frère !!! à découvrir dans ma Bibliothèque), il y a justement un patron tout simple et plutôt facile à réaliser. C’est sur le site Entrée des fournisseurs que j’ai trouvé les fournitures, une belle toile de lin et des boutons de nacre. Le molleton et le fil à broder, je les avais déjà.
Citronille a en effet conçu un modèle tout simple de turbulette, il fallait bien que je rajoute ma touche personnelle… Une petite broderie en pointillés, très vite faite, sur le devant, tirée d’un de mes cahiers de motifs, Motifs de transferts pour enfants. Les nœuds de ruban sur les côtés sont là pour masquer un effet froncé dû à un crantage insuffisant (car j’avais fait ma couture à la surjeteuse, m’imaginant à tort que « ça passerait »). S’il y a bien un domaine dans lequel je ne suis pas douée, c’est le crantage, que je crains comme la peste : chacun ses failles.
La petite galère à Singer
Le croirez-vous ? Depuis qu’elle est rentrée de réparation suite à d’obscurs soucis de réglage, ma machine refuse de faire les boutonnières ! Tu parles d’un réglage ! Merci, Singer ! Quand j’aurai les moyens de la remplacer, je sais au moins chez qui ne pas aller !!! Je me suis donc tapé les boutonnières à la mimine, et j’aime autant vous dire que lorsqu’on n’a pas l’habitude, ça n’est vraiment pas de la tarte !!!
02 octobre 2008
La broderie Or de Rochefort
Bon, alors, là, c’est pas du tout ma faute. J’essaie d’être raisonnable, et tout, et tout… Mais c’est cette client, là, qui m’a confié un roman traitant du milieu de la broderie de grenades avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale ! À force, au long des pages, c’était sûr que j’allais craquer !!! D’où ce bouquin fort bien fait… En plus, cerise sur le gâteau, la plupart des modèles proposés sont disponibles en kit sur le site de l’association du Bégonia d’or [http://www.begoniador-broderie.fr/] ! Mais autant vous prévenir : la broderie d’or, ça n’est pas franchement donné.
Mick Fouriscot, Simone Château, Marie-Hélène César
2000 – Éditions Didier Carpentier
Micro-macramé : de la dentelle aux bijoux
Alors là, j’ai rarement été bluffée à ce point par un livre sur la confection de bijoux fantaisie. Quand j’entendais « macramé », jusqu’à présent, avouons-le (car je ne suis certainement pas la seule), je pensais « ringard » ! Et là, qu’est-ce que je trouve ? Des réalisations tout a fait grandioses, le mot n’est pas trop fort. Le mariage du macramé façon dentelle et des petites perles est, je vous l’affirme, le mariage du siècle. Le baroque des bijoux décrits dans ce livre, comme toujours très didactique chez LTA, ravira au premier plan les créatrices de perles en fimo cherchant à mettre en valeur leurs plus belles pièces, mais aussi des chineuses amoureuses de médaillons d’exception. Un plus indéniable, les adresses permettant de se procurer tout le matériel nécessaire. Pas besoin de vous dire que je vais craquer, vous le saviez déjà…
Marie Le Sueur
2007 – LTA
Intemporels pour enfants
Si vous connaissez le magique Intemporels pour bébés, vous avez déjà forcément été séduite par les patrons classiques et coquins de Citronille [http://www.citronille.fr/] ! En voici encore une belle sélection, cette fois destinée aux grands frères et grandes sœurs des « bébés » que vous avez (peut-être) déjà choyés. Des patrons simples, nostalgiques, pas trop difficiles à réaliser, qui laissent une grande part à la customisation. Personnellement, J’ADORE.
Astrid Le Provost
2008 – Flammarion
J’habille mon bébé
Test positif… Échographie pleine d’émotion… Ça y est, c’est sûr, il arrive. Petit à petit, vous construisez son nid et des envies de layette vous viennent – pas de panique, c’est naturel. Cet ouvrage vous propose un certain nombre de réalisations très classiques à partir des laines Anny Blatt (libre à vous, en passant par le magique échantillon, d’en choisir d’autres). Cerise sur le gâteau, des illustrations signées Nicole Lambert : mais oui, c’est la « maman » des « Triplés » !!!
Sylvie Loussier
2001 – Solar
La couture pour débutants
Vous craquez pour votre première machine, mais ne savez trop comment vous y prendre ? Ce bouquin généreux en images est pour vous. Après avoir fait un point sur le matériel et les techniques, il vous apprend à aborder les différents types de patrons pas à pas, qu’il s’agisse de vêtements ou de décoration intérieure.
2004 – Les Éditions de l’Homme





















