29 juillet 2009
Sommaire des fiches gratuites à télécharger
Pull en croix, tricoté tout d’une pièce
C’est dans ce but que j’avais tricoté mon fil « Lagon blanc » [catégorie Filage] : le pull est fait et si vous avez envie de le réaliser, la fiche gratuite est ici : Fiche_Pull_en_croix. L’originalité du modèle est qu’il est fait en une seule pièce, pliée en deux, et qu’il se tricote d’une manche à l’autre. Les « rayures » de couleur tracées par les nuances du fil sont donc verticales. Pour les non-fileuses, pourquoi ne pas essayer une laine à « jacquard automatique » comme l’Opal Picture de Bergère de France ou la très belle Knitcol d’Adriafil ?
22 juillet 2009
Anneaux marqueurs
C’est en faisant mon premier châle en dentelle [catégorie Tricot et crochet] que je l’ai constaté : des anneaux marqueurs, il m’en fallait beaucoup plus que ceux que je m’étais faits il y a quelque temps [catégorie Laine feutrée]. Hop, en voilà trois de plus, tout frais tombés de ma boîte à perles… Hum, ceux-là sont un peu chics : je crois qu’ils seront réservés aux milieux de travaux, ou aux côtés quand j’adapterai un pull aux aiguilles circulaires ! J’aurais presque pu les porter en boucles d’oreilles…
21 juillet 2009
Premier fil dentelle
C’est un mélange moitié-moitié d’alpaga gris et de soie tussah blanche qui vient de chez Alysse, d’une douceur et d’une légèreté à tomber. Je sais, je sais : pour un premier fil fin, je me suis offert le luxe sans filet… et pourquoi pas ?
En l’occurrence, dès que j’ai eu découvert la technique idéale (en surfant comme d’habitude sur le Forum du filage), il s’est filé tout seul !!!
Il fallait le filer « sur le pli », c’est-à-dire en pliant un bout de mèche sur l’index – les explications en images sont ici. J’ai été épatée par la simplicité de cette technique qui convenait à la fois à la fibre que j’utilisais et au fil que je comptais faire (sauf que, moi, je me sens mieux en mettant la mèche sur ma main droite, chacun ses goûts) ! Je pourrais dire que c’est allé très vite mais tout de même pas, car j’ai obtenu au bout du compte environ 915 m pour environ
195 g de fil en retors simple, donc j’ai quand même filé dans les 1 800 m, plus le retors… ce qui ne s’est pas fait en un jour.
En tout cas, je progresse, car j’explore progressivement les ratios les plus rapides de mon Little Gem : quand je souffrais, au tout début, je n’aurais jamais cru ça possible ! Je me demandais à quoi cela pouvait servir d’aller encore plus vite (défense de se moquer !)… Pourtant, mon fil n’a pas encore tout à fait assez de torsion, ce qui le rend un peu fragile. En échange, il est trrrèèès doux et léger… et j’ai déjà commencé à le tricoter, chut ! C’est une surprise !
20 juillet 2009
Robe « améliorée »…
Pour ce mariage de juin, je n’ai pas fait que le coussin des alliances, j’étais invitée aussi ! Pleine d’entrain, je me suis dit que j’allais me faire une robe, et j’ai échafaudé toutes sortes de plans… ce qui n’est pas allé sans mal !
L’inspiration
C’était un chèche touareg authentique, acheté dans le Sud marocain il y a plus de vingt ans. Indigo, avec les bords noirs, teints par trempage sans doute puisqu’il y a un beau dégradé. J’y tiens beaucoup, même si je n’arrive plus à mettre la main dessus, à mon grand malheur !!! Mais bon, j’étais partie sur l’idée de ce dégradé indigo et noir, sur une robe de forme très simple. Donc, faire une robe blanche puis la teindre : fastoche (hum, hum…) !
Au départ
J’avais acheté le lin blanc et j’avais le patron, mais je n’étais pas si sûre qu’il m’aille vraiment et j’ai fini par acheter une robe toute simple en coton. Je savais que les coutures en polyester resteraient blanches après la teinture mais qu’importe, je n’aurais qu’à les refaire (parfois, je me demande avec étonnement ce qui me pousse à me compliquer la vie à ce point !!!). On m’avait conseillé les teintures Jacquard Procion et c’était l’occasion ou jamais de les tester, et ce d’autant plus que j’avais découvert Celtik Batik, un site formidable expliquant vraiment très bien comment réaliser des dégradés avec ces teintures.
Difficultés
Bon, il fallait donc commencer par teindre la robe en bleu puis réaliser le dégradé de noir : facile (hum, hum…) ! Premier problème, autant, dans le bain de trempage, la robe avait bien pris la couleur d’encre à stylo dont j’avais envie, autant une fois rincée et lavée, elle était d’un bleu fadasse que, moi qui adore le bleu (et, jusqu’à présent, tous les bleus, croyais-je), je n’aurais porté pour rien au monde. C’est clair, il y avait quelque chose que je n’avais pas bien fait : je m’étais perdue dans la diversité des modes d’emploi qui, sur le petit flacon, ne sont pas vraiment détaillés. Sel, soude et autre, il y avait soit un temps de trempage, soit une proportion qui n’allait pas. J’ai continué bravement avec le dégradé de noir qui, merci aux instruction de Celtik Batik, était bien dégradé comme il faut, mais a fini aussi lavasse et grisâtre que le bleu. Teinte comme cela, cette robe ne me convenait pas du tout !
Les grands moyens
Bon, je n’étais apparemment pas fichue de me servir de ces Procion et en plus les flacons étaient vides, donc je me suis rabattue sur les bonnes vieilles Dylon que je connaissais un peu mieux, et j’ai mis la robe à la machine avec la dose adéquate de bleu nuit : elle est ressortie exactement du ton que je désirais ! Victoire ! Mais mais mais… on ne voyait plus le dégradé de noir. Têtue et assez vexée, je suis allée racheter une dose de Dylon et je l’ai refait. Quatre teintures plus tard, la robe était de la couleur désirée (même si le second dégradé n’était pas aussi réussi que le premier : j’avais vraiment manqué de courage et de patience sur ce coup !!!)… et elle rend très mal en photo, ce qui me persuade qu’il y a un petit djinn dans ses plis, voué à me casser les pieds.
La petite corvée
Eh oui, il m’a bien fallu refaire toutes les coutures apparentes ! Cela m’a permis de voir que celles d’origine n’étaient pas très soignées et qu’il valait bien mieux les avoir refaites ;-)
Bon, il fallait quand même l’égayer un peu, cette robe. C’était pour un mariage, après tout. Comme elle était blanche à l’origine et réalisée dans un voile de coton légèrement transparent, elle était doublée d’un jupon, qui s’est retrouvé teint en même temps que le reste : pourquoi pas une petite coulisse sur le côté permettant de retrousser la jupe supérieure sur la moitié de sa hauteur à peu près, laissant apercevoir le jupon ? Cela, à mon grand étonnement, a été facile à faire ; il m’a suffi de bâtir un morceau de biais sur l’envers, à cheval le long de la couture, et de le fixer par trois piqûres (une sur chaque bord et une au milieu, pile sur la couture de côté de la jupe) pour créer une double coulisse dans laquelle j’ai glissé un morceau de queue-de-rat en satin noir, qui m’a servi à froncer le tout et que j’ai fermé par un nœud tout simple. Une demi-heure, montre en main. Mesdames, retroussez vos jupes !
La déco
J’étais aussi partie sur l’idée d’égayer le décolleté d’une broderie agrémentée de perles… Mais j’avais traîné et je n’avais plus trop le temps. Pourquoi pas des fleurs au crochet ? Il faut dire que je venais de lire Nicky Epstein’s Crocheted Flowers [catégorie Bibliothèque] qui est un vrai pousse-au-crime, disons-le tout net. J’ai donc crocheté deux fleurs et quelques feuilles avec un reste de mérinos superwash filé main pour réaliser une petite layette [catégorie Chic, de la layette !, article Cadeau de naissance]. Je les ai ensuite peints à la peinture sur soie dans les tons de la robe, fixés, séchés, cousus ensemble… Voilà deux fleurs dont l’une a orné le haut de mon « retroussis » et l’autre, tout simplement enfilée sur un lien de métal, m’a fourni un collier assorti à ma tenue à peu de frais !










