31 août 2009
Crise de Dupont !
Eh oui, un petit moment de vague à l’âme et je me rue sur mes Dupont… Suis certainement pas la seule dans ce cas… Mon carton de flacons bien-aimés sous le bras, j’investis la cuisine en catimini… Ouf ! Deux heures de patouillage plus tard – plus le temps de cuisson, de refroidissement, de rinçage et de séchage… faut être patient(e)… – voilà ma moisson pétante de l’été !
30 août 2009
Débardeur en coton
Il ne ressemble pas beaucoup au modèle Phildar que j’avais choisi, mais il est ravissant sur ma petite princesse, que demander de plus ?
Infidèle
Au modèle, oui ; à la photo, non… Si j’ai beaucoup modifié la façon de réaliser ce petit débardeur en côtes de coton, je dirais que cela ne se voit pas tant que cela. Mais le modèle était trop compliqué à mon goût, réalisé en trois morceaux, un dos et deux devants, lesquels devaient être fermés par une quinzaine de boutons, chacun dans sa bride… Je ne voyais guère l’intérêt. Et comme je viens de découvrir avec délice le tricot aux aiguilles circulaires, je ne me suis pas gênée pour faire ce débardeur en une seule pièce tubulaire, terminant en deux fois le dos et le devant à partir du moment où j’avais rabattu les mailles pour les emmanchures et assemblant les épaules par des mailles rabattues sur trois aiguilles. Bref, aucune couture dans l’affaire, le tout pour un confort maximum, ce qui me semble la moindre des choses pour un vêtement d’été à porter à même la peau.
La petite galère
C’est en terminant la dernière bretelle que je me suis aperçue qu’il me manquait… quelques mètres à peine de fil !!! Horreur ! L’idée de devoir commander une autre pelote chez Phildar (les magasins étant fermés pour l’été), d’espérer – probablement en vain – d’obtenir le même bain, d’attendre qu’elle soit livrée alors que le débardeur était à peine terminé, était un défi à mon légendaire manque de patience ! Je suis quand même allée sur le site, prête à faire pour une fois un héroïque effort… peine perdue en l’occurrence : ce coton-là n’existait même plus ! Super ! Faut pas laisser les ouvrages traîner quand on fait confiance à Phildar !!! Bref, après avoir respiré un bon coup, j’ai défait exactement 5 rangs des trois autres bretelles pour récupérer le fil… Ce qui fait que toutes les bretelles sont 1,5 cm plus courtes à peu près ; cela n’est pas choquant, le modèle est un poil moins décolleté. Il me restait juste assez de chutes de fil pour coudre les boutons.
C’est Mademoiselle Princesse qui a conçu elle-même les boutons en pâte Fimo pailletée. Elle a mis un certain temps à choisir les deux couleurs, un gris argent et un anthracite façon granite, et à décider du motif : une simple spirale. Nous avons enroulé ensemble les deux feuilles de Fimo de couleurs contrastées puis avons ramené le boudin au diamètre du bouton recherché. Après un petit séjour au congélateur (en août, c’est décidé, il fait trop chaud pour faire de la Fimo !), nous l’avons coupé en tranches et chaque tranche s’est vue percée de deux trous. Un quart d’heure au four et zou ! Une belle fournée de boutons originaux… J’étais dubitative en perçant les trous, mais quand j’ai cousu les boutons sur le débardeur, j’ai su tout de suite que ma fistonne ne s’était pas trompée : du haut de ses bientôt huit ans, elle a l’œil pour les couleurs. Le résultat est superbe.
23 août 2009
« Chine impériale »
Il est temps pour moi de vous présenter les protagonistes de l’échange auquel je viens de participer sur le Forum du filage… Organisé par Elo, une fois encore, il s’appelle « Ronde des écheveaux » et il n’est pas trop tard pour y participer ! Ma marraine était Maman Sylvie, et ma filleule, Cixi, passionnée de l’histoire de la Chine impériale.
Pour elle, j’ai créé ce fil laine et soie à petit nœuds, d’après une technique rencontrée dans la Bible du f
il fantaisie, l’incontournable Intertwined [catégorie Bibliothèque] de Lexi Boeger.
La fibre (50 % laine, 50 % soie tussah, en provenance du Mouchon) a été teinte avec des peintures pour soie Dupont dans des tons rouge et orangé, et filée en célibataire irrégulier, avec, ici et là, des cocons de fibre teinte en noir noués sur eux-mêmes. Il y a environ 600 m de fil pour environ 200 g de fibre.
En échange, j’ai reçu de Maman Sylvie ces magnifiques écheveaux d’une douceur extrême ! Le fil blanc et bleu est fait d’un fil de laine teint avec des teintures Dupont (décidément, on les plébiscite, maintenant que nos chères One ont disparu !) et d’un fil d’alpage retordus ensemble ; l’écheveau blanc est en alpaga retordu avec un fil de Lurex scintillant. Merci à Maman Sylvie pour ce travail magnifique, et aussi pour les adorables détails qui agrémentent les écheveaux : une jolie fleur au crochet et des sachets de lavande de son jardin en forme de petits nœuds (cet échange était placé sous le signe des nœuds, en ce qui me concerne…), que j’aimerais bien savoir confectionner ! Je me demande ce que je vais faire de ce beau fil… Il me semble que j’ai juste ce qu’il me faut pour un chauffe-épaules en moebius…
05 août 2009
Top « 4 bémols »
Eh oui, on dit un « top » de nos jours pour un haut qui n’est ni un corsage, ni un chemisier, ni un tee-shirt, ni un débardeur, ni un caraco, etc. (non, je ne vais pas tous vous les faire). Celui-là, pourtant, il n’est vraiment pas top !
Bémol 1
J’ai craqué pour la forme originale de ce « top », son ampleur et sa simplicité. C’est un patron Buttericks : un patron américain, donc. Comme je suis bien ronde et que je déteste être serrée dans mes vêtements, j’ai fait ce vêtement en 44, qui est normalement ma taille… pour me trouver perdue dans ce qui ressemble à une vraie toile de tente ! Ça, pour être ample, il est ample ! À croire que les Américaines ont remporté la guerre que nous menons tant bien que mal contre les vêtements étriqués… Bref, je vais le refaire une taille ou deux au-dessous et voir ce que ça donne !
Bémol 2
Pour être simple à réaliser, il l’est, puisqu’on taille tout simplement deux pièces sur le pli – un dos, un devant – avant d’assembler les côtés et les épaules et de faire les ourlets (sauf celui du bas) avec un biais. Oui mais, justement, le résultat n’est pas beau : comme souvent avec un biais sur ce genre de tissu souple et fin (j’ai taillé ça dans un paréo offert par je ne sais plus quelle marque de cosmétiques !!!), ça bâille. Berk berk, je déteste ça. Bref, je vais le refaire en bricolant plutôt une parementure.
Ça ne peut pas être toujours la faute du patron… Je pourrais dire que c’est la faute de la surjeteuse, mais je ne serais pas bien honnête… Comme souvent, je ne me suis pas aperçue que le tissu n’était pas bien à plat au moment de faire la couture et j’ai pincé du tissu qui n’aurait jamais dû l’être… Oui mais, ce qui est déjà rageant avec une machine normale (il faut s’arrêter, défaire la couture inopportune, etc.) est carrément catastrophique avec une surjeteuse-raseuse puisqu’elle coupe dans le tissu ! Je me suis donc retrouvée avec une déchirure ravaudée tant bien que mal… Et justement sur le haut du sein droit, où elle ne risque guère de passer inaperçue !
Bémol 4
Finalement, à force de surfer sur les blogs à la mode, je me suis laissée convaincre par la mode des yoyos, finalement ça peut être très mignon, ces petites choses. Je me suis dit que c’était justement l’occasion ou jamais de m’y mettre et j’en ai bricolé trois ou quatre dans les chutes de mon tissu (si vous êtes tenté(e) d’en faire autant, la fiche gratuite est ici : Fiche_Yoyos). Je les ai cousus sur le bord du décolleté pour masquer la couture, j’ai ajouté quelque boutons de nacre (mon péché mignon) pour parfaire l’ensemble… Oui, mais c’était idiot de les faire dans le même tissu, il n’y a aucun contraste, on ne les voit pas ! Bouhouhou ! Il n’est vraiment pas top, ce « top » !
04 août 2009
Un peu de rangement…
Dans mon petit bureau/atelier, comme tous les bricoleurs et toutes les bricoleuses, j’en accumule, du matériel… Quand en plus on travaille la laine et qu’on thésaurise les tissus, il faut beaucoup de place ! J’ai réussi à occuper tout l’espace situé sous cette bergère avec six tiroirs plus qu’artisanaux. Ce sont de simples cartons : j’ai dû surfer longtemps pour trouver la longueur et la largeur idéales, permettant d’occuper tout l’espace sans en perdre un centimètre ; il m’a suffi de les couper avec un bon cutter pour les ramener à la hauteur désirée. Des morceaux de cordelière d’une quarantaine de centimètres, passés à travers la paroi et noués au bout, ont donné en quelques minutes des poignées très convenables. De vieilles serviettes de table collées dessous avec de l’adhésif double face leur permettent de glisser facilement et silencieusement sans rayer le plancher. Et, cerise sur le gâteau, il me restait un tout petit bout du papier peint fleuri qui orne les murs : cela m’a permis de décorer les trois « tiroirs » du devant pour un look très coordonné ! Un peu kitch mais bien pratique, croyez-moi. Vous me connaissez… Ils sont déjà bourrés à craquer.











