Comme d’habitude, j’ai emporté mon petit rouet électronique en vacances, car il sait se glisser discrètement dans un sac sans encombrer trop le coffre familial (tout commentaire de mon entourage suggérant le contraire sera “modéré”, c’est-à-dire supprimé sans sommation ! ;-). Avant le départ, j’avais passé plusieurs jours à carder mes mélanges, ce n’est donc pas une mais deux “Roses des vents” que j’ai pu filer au bord de la piscine, quand le temps était clément, ou à l’abri lorsqu’il ne l’était pas.

Daphné 7

Le domaine mythologique est vaste et je continue à y puiser l’inspiration : la première “Rose des vents” évoque Daphné, la nymphe fille d’un dieu fleuve, qui demanda à son père de la transformer en laurier-rose pour échapper aux assiduités d’Apollon. Les couleurs unies sont un bleu très vif, un tendre vert amande et un gris perle ; les couleurs chinées sont toutes issues de leur mélange en différentes proportions.

Daphné 2

Daphné 4

Daphné 5

Daphné 6

 

Echo 5

 

La seconde “Rose des vents” que j’ai filée cet été rend hommage à Écho, nymphe des sources et des forêts, dont on connaît peut-être mieux la passion pour le beau Narcisse, ainsi que la malédiction qui lui a valu son nom : punie par Héra pour avoir favorisé les amours illicites de son époux, elle ne pourra plus jamais parler la première, et devra répéter tout ce que ses interlocuteurs auront dit avant elle. Les couleurs unies sont un bleu-vert évoquant l’eau limpide et la glace, simplement marié au noir et au blanc ; les couleurs chinées sont également issues de leur mélange.

Echo 2

Echo 3

Echo 4