20 juillet 2009
Robe « améliorée »…
Pour ce mariage de juin, je n’ai pas fait que le coussin des alliances, j’étais invitée aussi ! Pleine d’entrain, je me suis dit que j’allais me faire une robe, et j’ai échafaudé toutes sortes de plans… ce qui n’est pas allé sans mal !
L’inspiration
C’était un chèche touareg authentique, acheté dans le Sud marocain il y a plus de vingt ans. Indigo, avec les bords noirs, teints par trempage sans doute puisqu’il y a un beau dégradé. J’y tiens beaucoup, même si je n’arrive plus à mettre la main dessus, à mon grand malheur !!! Mais bon, j’étais partie sur l’idée de ce dégradé indigo et noir, sur une robe de forme très simple. Donc, faire une robe blanche puis la teindre : fastoche (hum, hum…) !
Au départ
J’avais acheté le lin blanc et j’avais le patron, mais je n’étais pas si sûre qu’il m’aille vraiment et j’ai fini par acheter une robe toute simple en coton. Je savais que les coutures en polyester resteraient blanches après la teinture mais qu’importe, je n’aurais qu’à les refaire (parfois, je me demande avec étonnement ce qui me pousse à me compliquer la vie à ce point !!!). On m’avait conseillé les teintures Jacquard Procion et c’était l’occasion ou jamais de les tester, et ce d’autant plus que j’avais découvert Celtik Batik, un site formidable expliquant vraiment très bien comment réaliser des dégradés avec ces teintures.
Difficultés
Bon, il fallait donc commencer par teindre la robe en bleu puis réaliser le dégradé de noir : facile (hum, hum…) ! Premier problème, autant, dans le bain de trempage, la robe avait bien pris la couleur d’encre à stylo dont j’avais envie, autant une fois rincée et lavée, elle était d’un bleu fadasse que, moi qui adore le bleu (et, jusqu’à présent, tous les bleus, croyais-je), je n’aurais porté pour rien au monde. C’est clair, il y avait quelque chose que je n’avais pas bien fait : je m’étais perdue dans la diversité des modes d’emploi qui, sur le petit flacon, ne sont pas vraiment détaillés. Sel, soude et autre, il y avait soit un temps de trempage, soit une proportion qui n’allait pas. J’ai continué bravement avec le dégradé de noir qui, merci aux instruction de Celtik Batik, était bien dégradé comme il faut, mais a fini aussi lavasse et grisâtre que le bleu. Teinte comme cela, cette robe ne me convenait pas du tout !
Les grands moyens
Bon, je n’étais apparemment pas fichue de me servir de ces Procion et en plus les flacons étaient vides, donc je me suis rabattue sur les bonnes vieilles Dylon que je connaissais un peu mieux, et j’ai mis la robe à la machine avec la dose adéquate de bleu nuit : elle est ressortie exactement du ton que je désirais ! Victoire ! Mais mais mais… on ne voyait plus le dégradé de noir. Têtue et assez vexée, je suis allée racheter une dose de Dylon et je l’ai refait. Quatre teintures plus tard, la robe était de la couleur désirée (même si le second dégradé n’était pas aussi réussi que le premier : j’avais vraiment manqué de courage et de patience sur ce coup !!!)… et elle rend très mal en photo, ce qui me persuade qu’il y a un petit djinn dans ses plis, voué à me casser les pieds.
La petite corvée
Eh oui, il m’a bien fallu refaire toutes les coutures apparentes ! Cela m’a permis de voir que celles d’origine n’étaient pas très soignées et qu’il valait bien mieux les avoir refaites ;-)
Bon, il fallait quand même l’égayer un peu, cette robe. C’était pour un mariage, après tout. Comme elle était blanche à l’origine et réalisée dans un voile de coton légèrement transparent, elle était doublée d’un jupon, qui s’est retrouvé teint en même temps que le reste : pourquoi pas une petite coulisse sur le côté permettant de retrousser la jupe supérieure sur la moitié de sa hauteur à peu près, laissant apercevoir le jupon ? Cela, à mon grand étonnement, a été facile à faire ; il m’a suffi de bâtir un morceau de biais sur l’envers, à cheval le long de la couture, et de le fixer par trois piqûres (une sur chaque bord et une au milieu, pile sur la couture de côté de la jupe) pour créer une double coulisse dans laquelle j’ai glissé un morceau de queue-de-rat en satin noir, qui m’a servi à froncer le tout et que j’ai fermé par un nœud tout simple. Une demi-heure, montre en main. Mesdames, retroussez vos jupes !
La déco
J’étais aussi partie sur l’idée d’égayer le décolleté d’une broderie agrémentée de perles… Mais j’avais traîné et je n’avais plus trop le temps. Pourquoi pas des fleurs au crochet ? Il faut dire que je venais de lire Nicky Epstein’s Crocheted Flowers [catégorie Bibliothèque] qui est un vrai pousse-au-crime, disons-le tout net. J’ai donc crocheté deux fleurs et quelques feuilles avec un reste de mérinos superwash filé main pour réaliser une petite layette [catégorie Chic, de la layette !, article Cadeau de naissance]. Je les ai ensuite peints à la peinture sur soie dans les tons de la robe, fixés, séchés, cousus ensemble… Voilà deux fleurs dont l’une a orné le haut de mon « retroussis » et l’autre, tout simplement enfilée sur un lien de métal, m’a fourni un collier assorti à ma tenue à peu de frais !
22 juin 2009
Robe Crazy Orange
Voilà presque un an que ce projet traîne… Comme c’est un vêtement d’été, je me suis dépêchée de le finir ce week-end. Ma pupuce a ainsi pu porter sa jolie robe un peu flashy pour la fête des Pères… et s’est dépêchée de la tacher de fraise, mais ceci est une autre histoire ;-)
Au départ
Vous vous souvenez peut-être de mon premier « crazy carding », que j’avais baptisé « Crazy Orange » [catégorie Filage]. En même temps que la laine, j’avais teint quelques petits vêtements, dont une robe de fillette à customiser Arty’s.
Ne me demandez surtout pas pourquoi l’orange de la robe et l’orange de la fibre ne sont pas identiques, car je ne suis pas encore très versée dans l’alchimie des teintures, mais cela tient sans doute au fait que le coton de la robe (fibres cellulosiques ?) et la laine (fibres protéiniques ?) n’ont pas pris la teinture de la même manière. Cela n’est pas rédhibitoire, c’est « assorti » quand même.
La déco
J’avais dans l’esprit d’utiliser la laine pour customister la robe, et j’envisageais une bordure au crochet, mais devant la fragilité du fil insuffisamment tordu (faisons preuve d’indulgence, c’était vraiment mes débuts au filage), qui perd une partie de ses « embellissements » (fils de soie de sari, fils dorés, rubans) quand on le manipule, je me suis dit qu’un peu de feutrage le rendrait sans doute plus solide… Oui, vous avez compris, abîmer pour solidifier ! Pourquoi pas, c’est un nouveau concept !!!
La procédure
Raisonnable pour une fois, j’ai fait un échantillon de ma bordure (pour info, c’est la numéro 38 dans Dentelle au crochet [catégorie Bibliothèque]) que j’ai mis en machine avec ma lessive habituelle, sur un programme de trois quarts d’heure (linge pas trop sale) à 40 °C. Voilà ce qui en est sorti…
J’ai mesuré la différence de taille (16 cm au départ, 12 cm à l’arrivée) pour déterminer, par une savante règle de 3, la longueur de la bordure à crocheter. Je ne me suis pas si mal débrouillée puisque au final, cette bordure (ci-dessous photographiée avec trois petites fleurs vite faites pour orner le corsage) n’était trop longue que de 3 ou 4 cm… que j’ai coupés au ciseau sans complexe. La laine était si bien feutrée qu’il y avait peu de risque que cela se défasse.
Finitions
Une heure m’a suffi pour mettre en place bordure et fleurs, avec du fil DMC de couleurs assorties. Pour de la couleur, c’est bien coloré… Je vous l’avais dit : la grisaille, pour les mômes, je trouve ça vraiment dommage !!!
12 mars 2009
Tee-shirts enfant customisés
Pour Noël, cette année, j’ai « habillé pour l’hiver » pas moins de huit gamins ! Et oui, huit gamins qui me maudissent sans doute encore aujourd’hui parce que, sous le sapin, ils auraient préféré des Playmobil, un Meccano, une Barbie, une DS ou autre trouvaille made in China. Décidément, je suis une très très vilaine sorcière. C’est en tout cas sans aucun état d’âme et dans la lignée du tee-shirt bébé [catégorie Customisation] que je vous ai montré il y a quelque temps (tye and dye marbré + dessin posé au pinceau et fixé au fer) que j’ai concocté cette
« collection d’hiver » aux couleurs pêchues : rouge et noir, parme et violet, bleu et vert métallisé. Si vous voulez suivre mes traces, toutefois, un conseil : la confection n’étant plus ce qu’elle était, n’hésitez pas à acheter des tee-shirts une taille plus grands, car certains risquent de rétrécir en passant dans le bain de teinture, bien qu’il ne soit plus nécessaire de faire bouillir les tissus pour les teindre (encore heureux, que ferait-on avec notre chère laine et notre adorée soie !). Si si, j’ai eu des plaintes !
07 février 2009
Même les aiguilles !
Ah ! la folie de la customisation, quand ça vous tient…
Au départ
C’est en cherchant les bonnes aiguilles pour tricoter mon écharpe « Deux fois soie » [catégorie FIlage] que je l’ai constaté avec horreur : ces grandes et grosses aiguilles en bois achetées il y a dix ans pour tricoter un poncho de dix kilos que je n’ai jamais porté (hum…), qui me semblaient du bon diamètre pour une écharpe bien ajourée… Impossible de tricoter « Deux fois soie » avec ! La laine accrochait trop sur les aspérités du bois non vernis ! Furieuse, je les ai flanquées dans un coin en me rabattant sur des aiguilles en bambou plus fines, mais qui glissaient parfaitement. En jurant, pestant et grommelant : « Je ne vais tout de même pas les jeter [j’ai horreur de jeter, c’est un de mes gros défauts]… Dès que j’aurai un peu de temps, je les poncerai et je leur passerai quelques couches de vernis. »
Vu le côté créatif et passionnant de ce projet, vous vous doutez qu’elles sont restées dans leur coin un bon moment.
Le déclic
C’est en tombant tout à fait par hasard, sur Internet (la mine d’idées que c’est… !), sur les magnifiques aiguilles Peace Fleece, que j’ai ressenti le petit coup de pouce susceptible de transformer la corvée en projet créatif. Mais oui, il suffisait d’un peu de peinture… !
Au boulot !
Bien sûr, le ponçage et le vernis restaient le côté le moins amusant de la chose, mais je me suis quand même amusée à peindre les boules de mes aiguilles avec de la Pébéo Déco (une peinture acrylique très couvrante, dans de très belles couleurs, qui deviennent encore plus belles sous une couche de vernis – acrylique aussi, ça va sans dire). Le résultat n’est pas aussi joli que les vraies Peace Fleece, je ne me fais pas d’illusions, mais j’aime bien le principe, et je me demande si je ne vais pas me faire des piques à chignon sur le même modèle…
29 janvier 2009
Étiquettes en tissu
Ces saupoudreuses en métal sont vraiment pratiques, mais quand on en a plusieurs… le risque est grand de sucrer les frites (croyez-moi sur parole). J’avais d’abord imprimé de très chic étiquettes sur du papier autocollant transparent… Malheureusement, elles n’ont pas tenu deux jours, car l’Homme armé d’une éponge a décidé de nettoyer les saupoudreuses et s’est étonné de voir fondre l’encre. Du coup, j’ai bricolé ces étiquettes amovibles et lavables, en imprimant les textes sur du papier transfert pour les fixer sur du ruban de coton, cousu en forme d’anneau… Il n’y a qu’à faire glisser l’étiquette pour l’enfiler sur la saupoudreuse ou l’ôter pour la laver. Je suis sûre que cela serait aussi très beau sur une bouteille cylindrique, avec un ruban plus gros ou carrément un morceau de tissu. À tester !
25 janvier 2009
T-shirt au chat noir
Il était une fois un petit T-shirt de bébé beige tout simple… un peu ennuyeux… qui me narguait du haut de toute sa beigitude… Fallait pas.
Étape 1 : le tie and dye
C’est tout simple et ça m’amuse encore comme une petite folle : je réunis le vêtement à teindre en boule en le froissant « artistement » (= n’importe comment) et je le ficelle dans tous les sens avec de la ficelle à rôti, comme une petite paupiette, et plouf ! Dans la teinture (rouge en l’occurrence). Ensuite, il suffit de suivre les instructions. Une petite précision : j’évite de teindre en machine, non que je craigne pour ma machine, mais parce que je trouve que ce procédé teint trop bien pour le tie and dye. La fois où je m’y suis risquée, la teinture avait si bien pénétré qu’on ne voyait presque plus les motifs. Mais comme la teinture m’amuse beaucoup et que je teins par ailleurs souvent de la mèche de laine, j’ai sacrifié ma cocotte-minute à cet usage et je peux mieux contrôler chaque étape.
Ce p’tit chat un peu déglingué m’a séduite il y a quelques mois, alors que nous étions en vadrouille je ne sais plus où, peut-être en Dordogne. Il décorait une affiche de spectacle passablement usée, dans un café, si ma mémoire est bonne. Hop, j’ai dégainé l’appareil photo et je me le suis approprié (oui, je sais, au mépris de toutes les règles sur le copyright). Depuis je l’utilise à toutes les sauces ; je vous montrerai dans quelque temps une flopée de T-shirts customisés sur le même modèle que celui-ci, dans des tons différents.
Là, j’ai essayé la peinture pour soie, qui m’avait déjà donné de beaux résultats sur du jersey (voir ma chemise de nuit en jersey [catégorie Couture]). Depuis, je me suis toutefois aperçue que si cette peinture se pose très bien au pinceau, sans filer, sur du jersey neuf, sans doute en raison d’un quelconque apprêt, c’est une autre paire de manches une fois que le jersey est passé par la case tie and dye. Là, au contraire, ça file bien. J’ai essayé de délimiter le contour du chat avec de la gutta, mais cela n’a pas vraiment fonctionné : la peinture file tout de même. Pourtant, je l’aime bien, ce p’tit chat « bavé », ça lui donne un petit côté destroy, chébran – quel est le mot à la mode déjà ? Pardonnez-moi, je date…
12 janvier 2009
Blouson customisé
Je l’ai dit et redit, la mode enfantine était triste, cet hiver. Plutôt que de chercher partout la marque rebelle qui aurait enfin joué l’originalité (à prix d’or), je me suis contentée d’acheter à Mademoiselle Princesse un blouson tout simple, au col orné de fourrure,
qui me paraissait de bonne qualité. Pour lui donner un peu de gaieté, j’ai remplacé les boutons marrons tout bêtes par de très beaux boutons rétro rouges trouvés chez ma super mercière (et qui ont coûté à peine moins cher que le blouson, hum !), j’ai cousu deux petites Betty Boop sur les poches et j’ai refait ma « surpiqûre magique » (expliquée avec la petite blouse en jean customisée que je vous ai montrée en octobre). Il a beaucoup plus de peps comme ça !
29 décembre 2008
Customisation et recyclage pour une tenue très cool
Un body tout détendu sorti de nulle part (ma fille a dû le porter il y a quelques années), un pantalon de sport à moi qui a « attrapé » des taches de Javel… Ces deux vieilleries promises à la poubelle ont trouvé une seconde jeunesse avec un peu de fil et de teinture, pour offrir une tenue streetwear très mode, taille 1 an, à mon Petit Prince !
La couleur
Je ne me lasse pas de mes tie and dye effet marbré. Non, ce ne sont pas les « auréoles » nouées qui me plaisent, c’est l’effet marbré aléatoire. Pour cela, je froisse mon tissu en un paquet le plus serré possible que j’attache comme une paupiette avec une ficelle à rôti, et hop ! à la teinture !
Ici, j’ai mis les deux morceaux du pantalon dûment ficelés – découpés dans les jambes de mon vieux pantalon à moi d’après le patron tout simple d’Intemporels pour bébés [en Bibliothèque] – dans le bain de teinture noire de mon premier essai de batik [catégorie Customisation]. Le body, lui, a profité du bain de teinture de ma laine « Crazy Orange » [catégorie Filage].
La customisation
Une fois le pantalon cousu, il a eu droit à un revers orné d’une grosse surpiqûre en Mouliné spécial DMC orange assorti à la couleur du body.
Quant au body, je me suis amusée à broder un motif façon surf… mais en fait tout droit sorti de mon cahier de motifs Le Moyen Âge [en Bibliothèque]… au point de Boulogne (un gros fil est tout simplement posé sur le dessin, et maintenu en place par de petits points chevauchants avec un fil plus fin, d’une couleur éventuellement contrastée : un vrai plaisir, ça va vite, c’est en relief, ça fait de l’effet !).
Et voilà !
Tout ceci provenant de mes tiroirs, l’ensemble, au final, n’a rien coûté. Il a la souplesse et la douceur des vêtements longtemps portés, avec un petit côté mode qui nous change un peu des décos façon « je me promène dans la jungle », « dans la mer », etc.
30 novembre 2008
Tunique customisée Hello Kitty

Toujours dans ma série « La mode enfantine est triste cet hiver, mais on peut y remédier », voici une tunique grise souple et toute simple, à porter avec des leggings noirs (si vous trouvez une autre couleur, profitez-en pour jouer au Loto…), le top de la mode ! Mais bon, grise et toute simple… J’ai utilisé un kit DMC Hello Kitty (les nouveaux petits kits qu’ils ont sortis pour faire connaître leur nouveau canevas qui « fond ») pour en faire un collector incontournable. Oui, il est encore très à la mode, le dessin Hello Kitty, dans les cours d’école ! Pas très différent de « mon époque »…
Une ligne de strass rose thermocollés autour de l’encolure apporte une touche glamour à peu de frais qui plaît beaucoup aux petites filles.
23 octobre 2008
Body batik
Alors, dans la série « J’expérimente une nouvelle technique »… le batik : ça faisait longtemps que ça me trottait dans la tête. J’ai fini par me décider.
Au départ
Comme souvent, j’ai cherché inspiration et infos sur le Net, et je les ai surtout trouvées sur L’Œil électrique. Après avoir à peu près compris en quoi consistait la technique, je n’ai plus eu qu’à trouver la cire. J’ai déniché de la paraffine à confiture sans trop de difficultés en droguerie, mais de cire d’abeille, point ! J’ai donc commencé avec la paraffine, mais n’étant pas satisfaite du résultat, j’ai tout gratté et j’ai attendu d’avoir la cire d’abeille commandée sur Internet… Non sans regretter qu’on ne trouve plus aujourd’hui en magasin des fournitures plutôt basiques. Entre-temps, j’avais déniché une mini-cocotte en fonte dans une brocante : l’idéal pour faire fondre doucement la cire… et puis la laisser dedans une fois refroidie et solidifiée, protégée par le couvercle et prête à resservir à la première occasion.
Je suis partie de deux petits bodies en coton sur lesquels j’ai dessiné au crayon, à main levée, un motif assez simple tiré de L’Art africain [voir dans la Bibliothèque], un cahier de motifs que j’utilise trop peu à mon goût. Une fois la cire fondue, j’ai commencé à repasser sur le trait avec mon pinceau trempé dans la cire. En vérité, je comptais sur le fait que la cocotte était en fonte pour garder ma cire chaude : lourde erreur. Pour bien imbiber le tissu et non se poser simplement dessus (ce qui n’empêche pas la teinture de l’imprégner en passant par-derrière), il faut que la cire soit vraiment chaude. Finalement, je l’ai laissée sur la plaque vitrocéramique en position 1 et je me suis installée à côté pour « peindre ».
Une astuce : normalement, il faut tendre la toile sur un cadre avant de peindre. Dans le cadre de vêtements d’enfant, je glisse juste à l’intérieur une boîte ouverte, genre petite boîte à chaussures ou barquette alimentaire… Très pratique !
Une fois la cire bien sèche, j’ai procédé à la teinture. Je voulais rester dans la simplicité pour cette première tentative, donc je ne me suis pas lancée à faire plusieurs couches de couleur : du noir suffisait. Là (et par la suite lors d’autres essais) j’ai compris qu’il vaut mieux utiliser une teinture qui n’a pas besoin de bouillir. En effet, si on trempe le tissu dans une eau trop chaude, la cire fond… et l’effet est raté, vous vous en doutez ! Bref, en l’occurrence j’ai utilisé un paquet de Dylon grand teint à usage manuel.
Une fois rincés, les bodies me faisaient de l’œil dans l’évier : ils me plaisaient déjà beaucoup beaucoup !
Le nettoyage
Lorsqu’ils ont été secs, il a fallu ôter la cire. Encore d’après le Net, le mieux était de les repasser en intercalant des couches de vieux journaux pour absorber la cire fondue par la chaleur du fer. Et en effet, ça marche, même s’il y faut quand même un peu de patience. Après ça, ils ont fait un petit tour en machine, et voilà le résultat !



















