27 novembre 2008
Perruque à dreadlocks
Cela faisait longtemps qu’il en rêvait ! Je ne sais pas pourquoi, mais ce grand dadais d’origine toulousaine est africain dans l’âme. Ses cheveux ne risquent pourtant guère de se prêter aux dreadlocks : je me suis donc décidée à la faire, cette perruque tant convoitée ! Il fallait qu’elle soit spécifiquement « cyclable » ? Pas de problème, il en faut plus que ça pour m’arrêter. Vous avez j’espère compris que mon cher amour n’est pas un hydrocéphale… Les locks sont sur son casque de vélo, d’où le volume !
Pour que la perruque soit « cyclable », il fallait plus qu’une perruque : il fallait un casque de vélo emperruqué. Il ne me semblait pas insurmontable d’en « habiller » un d’une manière ou d’une autre – d’une sorte de bonnet sur lequel j’allais fixer les « mèches » de cheveux. Quant aux dreadlocks, depuis que je me suis lancée dans le filage, ce ne sont pas eux qui allaient me faire peur.
La base de la « perruque »
J’ai tout simplement réquisitionné un casque, ôté la visière, examiné la forme de l’engin et commencé à monter un rond de filet au crochet, avec du fil noir. Pour bien s’adapter au casque, il fallait qu’il soit plutôt ovale ; j’ai fait quelques augmentations en conséquence. Une fois que j’ai obtenu un ovale de la taille du casque (que je gardais sous le coude pour poser mon bout de filet dessus de loin en loin, histoire de vérifier que la forme collait), je n’ai eu qu’à passer un morceau d’élastique noir dans le dernier rang. Une sorte de charlotte était formée, qui s’adaptait convenablement au casque. Il ne manquait plus qu’à y fixer les dreadlocks !
Les dreadlocks
J’ai acheté de la laine mèche déjà teinte. Il était plus logique qu’elle soit noire, mais j’ai craqué pour le coloris « Jelly Bean » de chez Ashford (le mot me rappelait certaines vacances linguistiques en Angleterre… lointain passé !), un bleu très très très foncé. Le filage s’est avéré fort simple : une fois la mèche séparée en deux, je la filais avec peu de torsion, sans l’étirer. Très rapide ! Surtout quand on procède 50 g par 50 g (je ne savais pas de combien j’aurais besoin exactement). Après l’avoir bloquée une nuit dans l’eau chaude, je l’ai coupée en morceaux de la longueur des dreadlocks que je voulais obtenir ; il ne restait plus qu’à les feutrer pour plus de solidité.
Le feutrage
Comme toujours, j’ai docilement commencé de la façon classique : tremper les « mèches » dans l’eau tiède additionnée de savon de Marseille et les frotter consciencieusement entre les paumes. Le résultat : une soirée de frottage et, le lendemain, des courbatures dans les bras, mais de très belles « mèches ». Paresseuse, j’ai testé le lendemain une seconde méthode : mettre les « mèches » dans la machine à laver et les laisser se feutrer toutes seules, sans le concours de mes petits muscles… Résultat : aucune courbature, mais des mèches un peu trop feutrées qui se divisaient en deux aux extrémités (quand elles ne changeaient pas totalement de forme). Cela peut rester marrant pour une perruque multicolore genre Fraggle Rock (je suis en train d’avouer mon âge, hum), mais ce n’était pas assez réaliste pour des dreadlocks, plutôt arrondis au bout.
Le fixage
Fixer mes dreadlocks sur le filet servant de fond à la perruque n’a pas été bien compliqué : je me suis munie d’un crochet, d’une aiguille à feutrer de taille moyenne et d’un support en mousse à feutrer. Je n’avais qu’à passer une des extrémités (la moins belle) autour d’une maille avec le crochet puis à la replier sur elle-même sur environ 1 cm et à la feutrer rapidement à l’aiguille pour que ça tienne bien (les mèches dédoublées se sont vu retouchées par la même occasion). Attention, je n’ai pas répété l’opération sur toutes les mailles de mon filet : cela aurait donné une belle épaisseur, mais mon petit mari ne voulait pas que sa coiffure pèse trop lourd… Donc je ne fixais une mèche que sur une maille sur trois ou quatre, un rang sur deux. Vers la fin du travail, j’ai posé le filet sur le casque afin de déterminer quels emplacements avaient besoin d’une mèche supplémentaire et d’éviter les trous.
Une fois ma perruque terminée, je n’ai plus eu qu’à la mettre en place et à reposer la visière, qui achevait de la fixer. Et voilà le travail ! J’aime bien rendre mon cycliste heureux, dans la mesure de mes petits moyens… Cela dit, je suppose que rien n’empêche de faire une vraie perruque en adaptant le filet à la taille d’un crâne (c’est-à-dire en tricotant un simple petit bonnet en filet) plutôt qu’à celle d’un casque.
30 septembre 2007
Sacoche en laine

Mon chéri et moi-même venons de fêter notre anniversaire de mariage… Or, sept ans, ce n’est pas seulement le moment de la réflexion, ce sont aussi les noces de laine ! Il a donc eu droit à une petite sacoche pratique à suspendre à l’épaule, pour les jours où il ne lui serait pas utile d’emporter un gros sac à dos. Incontournable, le motif du cycliste en laine feutrée, inspiré d’un dessin du talentueux Sempé dans son magnifique album Raoul Taburin. Si votre homme aime la petite reine, ce sera une idée de cadeau ! Mieux, renseignez-vous et profitez d’une des nombreuses séances de dédicace de Sempé, histoire de faire personnaliser votre présent d’un petit dessin autographe.
05 avril 2007
Bavette bien faite pour roue de vélo
Nous avons récemment pu offrir à notre pitchoune un « vélo suiveur », autrement appelé « girafe » ou « troisième roue ». Pour ceux qui ne connaîtraient pas, c’est un demi-vélo d’enfant (demi-cadre, guidon, selle, roue arrière, pédalier et dérailleur à vitesses) que l’on attache derrière un vélo d’adulte. Cela permet des balades en ville sans inquiétude et des promenades qui peuvent s’éterniser un peu sans entendre toutes les deux minutes : « Quand est-ce qu’on est arrivés ? Fatiguée !!! » Un petit bémol : en cas de pluie, cette position est très exposée aux projections de boue…
Le point de départ
Après avoir écumé en vain les magasins, mon petit mari m’a donc demandé une bavette semblable à celles des camions qui pendrait devant sa roue arrière et récupèrerait les giclettes de boue à la place de la figure rose de notre tête blonde.
La matière
Il fallait du souple et du résistant, de préférence résistant à l’eau et à la boue ; j’ai d’abord pensé à de la toile cirée. Mon cher époux m’en a rapporté un coupon de la droguerie voisine, dans un superbe imprimé vert pomme avec coquelicots rouges. Ça irait sûrement très bien sur une table de jardin ou éventuellement de cuisine, mais sur un vélo d’homme… Bof, je ne trouvais pas cela très discret. J’ai alors pensé à ces chutes de skaï récupérées chez ma grand-mère. Elles étaient destinées à renforcer les genoux de pantalons d’enfant, mais leur couleur marron les rendait peu propices à séduire ma petite rosomaniaque. De plus, elles me semblaient plus épaisses et plus souples que la toile cirée.
La technique
Alors là, facile, il voulait un rectangle, « avec un système qui permette de lui donner une forme », et puis aussi « un moyen de la fixer sur le garde-boue arrière ». J’ai pieusement relevé ses cotes et taillé un rectangle auquel j’ai fait un ourlet tout simple sur les quatre côtés : dans l’ourlet des côtés les plus longs, qui n’était pas fermé, il n’avait qu’à glisser deux bouts de fil de fer pour « donner une forme » à sa convenance. En haut, j’ai ajouté deux boutonnières permettant de l’attacher au garde-boue… mais il a finalement décidé de ne pas s’en servir.
Souvent mari varie, bien folle est qui s’y fie !!!
L’essentiel est qu’il soit content de sa bavette…
30 mars 2007
Une pochette pour transporter une chemise
Mon petit mari fait ses vingt kilomètres aller-retour chaque jour pour se rendre à son cher bureau (ce qui, en passant, lui fait des jambes de rêve)… il lui arrive donc de temps en temps de lui demander de mettre mes aiguilles diverses et variées à son service.
Le cahier des charges
Un trajet de dix kilomètres à bonne allure, autant le faire confortablement habillé ; ensuite, pas question de passer la journée dans une chemise imbibée de transpiration ! Mon chéri préfère donc porter un tee-shirt tant qu’il pédale et n’enfile chemise et cravate qu’une fois arrivé au bureau. Il m’a donc demandé une pochette pour transporter sa chemise pliée et repassée sans la froisser.
Le pliage
Une fois la chemise repassée, il la replie autour d’un carton matelassé et recouvert de papier par mes soins, pour qu’elle reste bien en forme.
La voici pliée !
La pochette de transport
La pochette a été réalisée dans ma matière préférée, un lainage anthracite. J’ai rigidifié les côtés par deux cartons eux aussi recouverts d’un beau papier (je ne peux pas m’empêcher de préférer que les choses soient bien faites et agréables à l’œil).
Il n’y a plus qu’à glisser la chemise entre ces deux cartons et à bien clore la pochette grâce à sa fermeture en Velcro. Elle est prête à voyager dans les meilleures conditions !
Petit détail, les cartons sont fixés à travers les côtés de la pochette par un petit rivet façon jean. Les coutures sont faites au point élastique sur l’extérieur de la pochette, ce qui lui donne une ligne plus affûtée.










